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Quand l’espérance de vie des entreprises chute, votre épargne aussi !

L’espérance de vie des entreprises au sein du S&P500, indice boursier basé sur 500 grandes sociétés cotées sur les bourses aux Etats-Unis et qui couvre environ 80 % du marché boursier américain par sa capitalisation, était de 90 ans en 1935. Aujourd’hui, elle a chuté à 14 ans, selon la société de conseil McKinsey* ! Et cela influence notre épargne…


Digitalisation galopante, disruptions technologiques, consolidation des marchés, concurrence internationale, les entreprises sont confrontées à d’innombrables défis. De plus en plus de sociétés n’y survivent pas, de gré (fusions, rachats…) ou de force (faillite). Une nouvelle donne qui concerne absolument toutes les entreprises, des plus petites aux plus grandes. Et qui a provoqué la chute de leur durée de vie : de 90 ans en 1935, l’espérance de vie des sociétés du S&P 500 est passée à 14 ans aujourd'hui.

Globalement, les secteurs des technologies et des communications représentent désormais plus d’un tiers de l’indice, loin devant l’énergie et les produits de consommation courante qui étaient les deux principaux secteurs au début des années 1990**. Les Amazon, Facebook ou Alphabet (Google) ont pris la place de grands noms, rachetés, dévalorisés ou tombés en faillite, comme l’ancien leader mondial du jouet Toy’s R Us, le géant de l’aluminium Alcoa ou Sears, qui était le premier distributeur mondial dans les années 1990.

Les épargnants directement concernés

A priori, cette dégringolade toucherait surtout les investisseurs plutôt que les épargnants. Détrompez-vous ! Votre épargne est directement concernée.  Cette accélération du cycle de vie des entreprises peut en effet expliquer en partie la persistance des taux bas. D’une part, la survie de nombreuses sociétés dépend des financements bon marché. 

D’autre part, l’évolution technologique a des effets déflationnistes qui incitent les banques centrales à réduire le loyer de l’argent. L’amélioration de la productivité a en effet pour conséquence de faire baisser les prix. Les deux premières révolutions industrielles ont ainsi été marquées par d’importantes déflations et dépressions économiques. Cela n’a pas été le cas lors de la troisième (de la fin des années 1970 aux années 1990) grâce aux baisses des taux. Une politique appelée à durer, selon le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, alors qu’on est entrés dans la quatrième révolution industrielle, celle de la digitalisation, qui nécessite moins d’investissements et donc moins de capitaux en comparaison des précédentes révolutions.

Résultat de cette politique de taux bas : l’épargne perd de sa valeur année après année, les intérêts reçus ne permettant pas de compenser la perte de pouvoir d’achat liée à l’inflation.

Reprendre le contrôle

Pour échapper à cette spirale, la meilleure recommandation est d’activer votre épargne. Bref, d’investir. Mais pas n’importe comment ! Dans un contexte marqué par une évolution rapide du tissu d’entreprises, investir dans un panier d’actions uniquement composé de noms connus n’est pas/plus suffisant. Il s’agit traditionnellement de groupes historiques déjà valorisés depuis longtemps. Ces entreprises sont de plus en plus souvent concurrencées, voire dépassées par de nouveaux acteurs du numérique ou des pays émergents qui connaissent une croissance bien plus rapide. A contrario, il arrive que de nouveaux acteurs se soient développés sur un modèle d’affaires ne leur permettant pas d’atteindre une rentabilité suffisante. Gérer un portefeuille nécessite donc une analyse continue afin de sélectionner les entreprises les plus viables à long terme.

Investir comporte toujours des risques. Avant de vous lancer, il est d’important d’en avoir conscience et de bien évaluer les risques associés à vos choix. Pour limiter les risques, il faut veiller à une large diversification du portefeuille. Diversifier ne signifie pas seulement détenir un grand nombre d’actions différentes. Il faut pouvoir investir dans différents secteurs et régions du monde. Vous pouvez évidemment envisager de le faire vous-même, mais investir seul ne s’improvise pas, surtout quand on veut investir dans les pays émergents ou des secteurs s’adressant aux professionnels.

La seconde solution est d’investir via un fonds d’investissement proposant une bonne diversification géographique et sectorielle, investissant par exemple dans les bourses mondiales. Vous profitez alors d’une grande diversification et avec une mise de départ relativement réduite.


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