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Pourquoi l'âge d'or des obligations est-il terminé ?

Les obligations ont affiché de bons rendements entre 1980 et 2008. Aujourd'hui, rien ne justifie de les privilégier à la place des actions. On vous explique pourquoi.


On oppose souvent obligations et actions. Et l’on entend régulièrement : « Les obligations, c'est plus sûr pour investir son argent. » C’est vrai, longtemps ces titres de dette émis par les États et par les entreprises ont offert à la fois de la sécurité et du rendement. C’était, grosso modo, de 1980 à 2008. Durant cet intervalle, certaines obligations ont égalé les performances des actions. L'obligation belge à 10 ans affichait ainsi du 9 % en 1990( )...

Le contexte économique a changé

Cette ère est terminée. Aujourd'hui, les obligations ne rapportent quasi plus rien, sauf celles émises par des pays ou des entreprises présentant plus de risques. En janvier 2019, les taux pour les obligations à 10 ans s’élevaient à 0,19 % en Allemagne (pays avec le taux le plus bas de l'UE), à 0,77 % en Belgique, à 2,72 % aux États-Unis ou à 4,14 % en Grèce (pays avec le taux le plus haut de l'UE)*.

Avec le recul, il apparaît que les trois décennies où les obligations ont offert des rendements significatifs, ont en réalité constitué une exception dans l'histoire. C'est en tout cas l'analyse que dresse le Pr Paul Marsh, spécialiste des placements à la London Business School. « Cette période a constitué une sorte d’anomalie, a-t-il souligné dans plusieurs journaux financiers. C'est ce qu'ont montré des statistiques compilées sur plus d’un siècle pour 23 pays. Et il est quasiment impossible qu’une telle période se produise à nouveau avant longtemps. »

Pourquoi ? Parce qu'à l'époque, l'inflation s’emballait. Les banques centrales, pour la ralentir, maintenaient des taux d'intérêt directeurs élevés. Et les obligations s'alignaient sur ces derniers, offrant donc de bons rendements. Depuis la crise financière en 2008, le contexte est tout autre : la croissance économique se cherche ; l'inflation est contenue ; les taux directeurs sont au plancher.

S'adapter à la nouvelle donne

Le problème, c'est que beaucoup d'épargnants ne se sont pas encore rendu compte du changement, selon l’économiste Paul Marsh. Il plaide donc pour un retour en grâce des actions – il pense d’ailleurs que les « Les Belges sont trop frileux vis-à-vis des actions » – et pour un rééquilibrage au sein des portefeuilles d'actifs des particuliers.

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Il ne s'agit pas de se priver des obligations. Elles restent intéressantes dans le cadre d'une diversification de ces investissements. Mais il faut tenir compte de cette nouvelle donne. Un : les obligations n'offrent plus que de faibles rendements. Deux : les obligations ne sont plus aussi sûres, l'histoire récente de la Grèce ayant servi de rappel en la matière…

Source : Données OCDE consultables sur https://data.oecd.org/fr/interest/taux-d-interet-a-long-terme.htm

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