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Les obligations moins risquées que les actions ?

Au jour le jour, les cours des obligations paraissent moins volatils que les actions. C’est vrai sur le court terme mais qu’en est-il si on les compare sur le long terme ?


À la lecture de la presse financière, les variations du cours d’une action peuvent parfois être effrayantes. Des résultats légèrement inférieurs aux prévisions des analystes, un important actionnaire qui vend ses titres, un tweet de Donald Trump sont autant d’événements qui peuvent faire chuter une action. Comparativement, les obligations passent pour de paisibles investissements. Et pourtant…

Actions : un rendement historiquement attractif à long terme

Les actions sont par nature très volatiles. Les bourses peuvent connaître des krachs retentissants, comme en 2008. Sur le long terme, elles affichent pourtant une progression impressionnante (cf. notre infographie « Où investir et qu’attendre de ses investissements ? »)

Jeremy Siegel, professeur de finances à la Wharton Business School (États-Unis) a calculé qu’1 $ investi en actions américaines en 1802 valait près de 1 030 000 $ en 2015 en tenant compte de l’inflation* ! Avec les obligations d’État, il n’aurait que 1 659 $ et avec l’or à peine 2,80 $. Exprimé en rendement annuel réel, c’est-à-dire corrigé de l’inflation1, la différence apparaît moins spectaculaire : 6,7% pour les actions, 3,5% pour les obligations et 0,5% pour l’or. Cela démontre toute l’importance d’investir sur le long terme.

Il n’est toutefois pas question de miser sur un panier d’actions fixe pendant des décennies. L’économie évolue. En 1802, elle était fondée sur l’agriculture, désormais elle dépend des services et des technologies. La diversification sectorielle est d’ailleurs une des 5 façons de réduire les risques lorsqu’on investit en bourse.

Obligations : un rendement réel sans risque et intéressant, vraiment  ?

A contrario, le rendement réel des obligations apparaît moins intéressant à long terme. Actuellement, il semble même acquis qu’il sera négatif. En effet, les obligations souveraines affichent pour la plupart des taux qui ne compensent pas l’inflation. Comme nous l'écrivions déjà en 2015, ne considérez donc plus les obligations comme des actifs sûrs.

Certains titres plus risqués offrent des taux plus importants, mais vous devez alors tenir compte du risque de défaut de paiement, c’est-à-dire que l’émetteur ne rembourse pas l’obligation à l’échéance. Il s’agit alors d’une perte irrécupérable pas si rare sur les marchés, notamment depuis le début des années 2000, nous pouvons citer l’exemple de la Grèce, l’Équateur, les banques islandaises, Lehman Brothers, Enron, General Motors…). Preuve que la bourse n’est pas le seul placement où le risque zéro n’existe pas.

Expert des marchés, TreeTop peut vous accompagner pour dynamiser votre épargne et investir simplement dans la bourse mondiale.

*Basé sur une conférence de Jeremy Siegel à un congrès d’Amundi, et sur son livre "Stocks for the Long Run".

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