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Comment résister au court-termisme ?

Que ce soit en matière de climat, d’entrepreneuriat, de politique ou d'investissement, céder aux sirènes de l'immédiateté est le pire comportement qui soit. On vous explique pourquoi et comment dire stop à cette volonté naturelle de ne voir qu’à court-terme.


L'immédiateté est devenue une sorte d'obsession de notre époque. La cause en réside probablement dans l'accélération de nos modes de vie. Avec la numérisation, l'Internet ou les transports modernes, le monde bouge plus vite. Ce n'est pas mauvais en soi mais cela nous oblige à être davantage dans l'action et moins dans la réflexion. Absorbés par le présent, nous ne prenons plus nécessairement le temps de nous projeter vers l'avenir. Résultat : le court-terme impose sa loi. « C'est comme si nous étions dans une voiture roulant de plus en plus vite avec des phares dont la portée se réduit », résumait l’essayiste français Jean-Jacques Servan-Schreiber.

Une dérive générale

Ce court-termisme touche de nombreux domaines. En environnement, il se manifeste dans l'incapacité à lutter efficacement contre le réchauffement climatique, phénomène de long terme s'il en est. Pas simple de modifier ses comportements, alors que les conséquences les plus sévères sont encore à venir. Seule la multiplication récente des premiers aléas climatiques commence à réveiller les consciences.

En entrepreneuriat, on constate que beaucoup de start-up fonctionnent souvent dans la précipitation. Elles échouent, malgré une bonne idée de départ. Sans doute la méthode Lean Startup*, qui préconise de se présenter sur le marché le plus vite possible, puis d'agir par petites évolutions successives, joue-t-elle un rôle.

En politique, les élus ont les yeux rivés sur la prochaine échéance électorale et les sondages. Même s'ils s'en défendent, cela influe sur leur capacité d'action. Certains dirigeants reportent à plus tard des réformes nécessaires. D’autres évitent les sujets qui fâchent. Tous veulent marquer les législatures de leur empreinte. Ce qui leur laisse, en général selon les pays, à peine… quatre ans.

Le mirage des gains rapides

En matière de placements aussi, la tendance existe. L'investisseur néophyte peut être tenté par des gains rapides. Or, rien n'est plus aléatoire et peu sont les boursicoteurs gagnant dans la durée. Pour investir, soyez patient. C’est sans doute le meilleur conseil que l’on puisse donner à un investisseur. Etalez vos investissements dans le temps, en commençant le plus tôt possible. En conclusion, fuyez le court terme et n’accordez votre confiance qu’au long terme.

Certains financiers considèrent d'ailleurs que cette vision à court terme devient néfaste pour les marchés. C'est le cas de Warren Buffet, le célèbre investisseur en actions, et de Jamie Dimon, le président de la banque JP Morgan Chase**.   

Au final, résister au court-termisme n'est pas chose aisée. La première chose à faire est d'oser. Oser dire « stop ». Puis, il s'agit de réfléchir, pointer des objectifs, arrêter une stratégie et enfin s'y tenir.


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